Gusti Cuir lutte activement contre le travail des enfants

L'Inde est l'un des nombreux pays du monde où il est extrêmement difficile de lutter contre le travail des enfants.

On parle de travail des enfants pour tout travail effectué par un enfant de moins de 15 ans ou qui n'a pas encore atteint l'âge minimum légal pour travailler ou l'âge de la scolarité obligatoire.

En Inde, de nombreux enfants de moins de 15 ans travaillent pour gagner un revenu supplémentaire et aider leur famille.

On prend le sujet du travail des enfants très au sérieux et on ne le tolère pas non plus chez nos producteurs.

Quelles sont nos premières mesures pour lutter contre le travail des enfants ?

On respecte la norme SA8000, reconnue à l'échelle internationale, qui vise à améliorer les conditions de travail partout dans le monde. Cette norme s'appuie sur les conventions de l'Organisation internationale du travail (OIT) et des Nations unies (ONU).

Dans nos tanneries, aucun enfant de moins de 15 ans n’est employé. On a pris des mesures pour lutter activement contre le travail des enfants dans nos sites de production.

Chacun de nos fabricants doit signer un accord stipulant qu’aucun enfant n’est employé dans son entreprise. Cet accord s’applique à toutes les étapes du processus de production. Si on constate que cet accord a été enfreint de quelque manière que ce soit, on mettra fin à toute collaboration avec ces fabricants pour une durée d’au moins deux mois à compter de la date où on en aura pris connaissance, et on leur infligera une amende de 3 000 €.

Selon la législation indienne, les enfants âgés de 14 à 15 ans peuvent être employés, mais uniquement sous certaines conditions bien précises.

Si l’un de nos fabricants souhaite employer un enfant âgé de 14 à 15 ans, il doit transmettre spontanément la carte d’identité de cet enfant au gouvernement indien. En plus, il doit s’acquitter d’une redevance de 400 € par enfant et par an. Cette redevance double pour passer à 800 € par enfant et par an si le producteur omet de fournir les données d’identité de l’enfant au gouvernement et/ou s’il ne paie pas la redevance de 400 € par enfant et par an.

Si on constate qu’un enfant de moins de 14 ans a été employé chez l’un de nos producteurs, Gusti lui infligera une amende de 3 000 € et suspendra la production chez lui pendant 2 mois dans un premier temps. Si, à l’issue de cette période, on constate chez ce producteur qu’un enfant de moins de 14 ans est à nouveau employé, les détails de cette infraction seront rendus publics sur place et on mettra fin à notre contrat avec ce fabricant pour une durée indéterminée.

Il est strictement interdit à nos fabricants d’exposer des enfants ou de jeunes travailleurs à des situations qui présentent un risque pour leur santé physique ou mentale et leur développement. Ça vaut aussi bien sur le lieu de travail qu’en dehors.

Comment on peut vérifier si l'accord qu'on a passé avec nos producteurs est bien respecté ?

On a mis en place différentes mesures pour contrôler la santé et la sécurité sur les lieux de travail de nos employés et s'assurer que l'accord sur le travail des enfants est respecté.

On a sept collaborateurs sur place qui effectuent des visites inopinées chez nos producteurs au moins une fois par mois. Ça nous aide à nous faire une idée aussi réaliste que possible des conditions de travail mises en place par nos producteurs. D’après notre expérience, les contrats et les accords ne suffisent parfois pas à eux seuls pour respecter nos normes. Comme la question du travail des enfants nous tient vraiment à cœur, on estime que l’effort supplémentaire que représentent ces visites en personne en vaut la peine. C’est la seule façon de répondre aux exigences éthiques élevées qu’on s’impose.

À l’avenir, on prévoit d’inspecter toutes les zones des sites de production lors de nos visites, car cela n’est malheureusement pas encore possible sans restriction pour le moment. On s’efforce sans cesse de s’améliorer pour pouvoir offrir à nos collaborateurs un environnement de travail sûr.

La santé et la sécurité de nos employés dans les tanneries

Pour nous assurer que nos tanneries respectent les normes élevées de Gusti en matière de sécurité au travail, on fournit à nos producteurs des consignes et des procédures spécifiques, ainsi qu'un encadrement. Ça nous garantit que nos collaborateurs travaillent toujours en toute sécurité et de manière responsable.

  • Qu'est-ce qu'on fait pour assurer la sécurité et la santé de nos employés dans les tanneries ?

    Les vêtements de protection, c'est indispensable.

    Chacun de nos collaborateurs qui, dans le cadre de ses tâches, est en contact avec du cuir humide doit porter des vêtements de protection, c'est-à-dire des bottes et des gants de protection.

    Cette exigence est pour nous une priorité absolue, car on tient absolument à éviter que nos collaborateurs ne subissent des problèmes de santé dus à un contact excessif avec l’eau et les produits chimiques. Être constamment exposé au cuir mouillé sans protection, c’est pas bon pour la santé de la peau.

    Pour aider nos fabricants à respecter nos exigences, Gusti prend en charge 50 % du coût de tout équipement de sécurité. On contribue ainsi à ce que nos collaborateurs bénéficient d’une protection sûre et de haute qualité.

    Pour nous assurer que nos normes de sécurité ne tombent pas dans l’oubli, on envoie régulièrement des rappels à nos producteurs via nos canaux de communication officiels. On a certes confiance dans le fait que nos producteurs y pensent d’eux-mêmes et respectent ces normes, mais comme on le sait, mieux vaut prévenir que guérir.

    Nos collaborateurs nous tiennent à cœur, c’est pourquoi on veut protéger leur santé.

  • Comment on vérifie si nos normes de sécurité sont respectées ?

    Pour nous assurer que tous les employés sont protégés dans leur travail, notre équipe de contrôle qualité (CQ) effectue chaque mois plusieurs visites inopinées. Lors de ces visites, les postes de travail et d’autres aspects de l’environnement de travail sont filmés et photographiés. Ça nous permet de demander des comptes au producteur concerné s’il n’a pas suffisamment protégé ses employés.

    En plus de ça, le service QC veille à ce que les gants de sécurité usagés soient régulièrement remplacés par des neufs. Après un certain nombre de visites, on perce un petit trou dans les gants usagés. Ce trou est bien sûr placé de manière à ne pas nuire à la fonction de protection des gants. Quand les vieux gants ont deux trous, on les remplace par des neufs.

    Cette procédure garantit que les employés des tanneries disposent toujours d’équipements de protection en bon état de fonctionnement.

    On espère ainsi pouvoir créer des conditions de travail sûres. Malheureusement, on ne peut pas être sur place en permanence pour vérifier la situation dans chaque site de production. C’est pourquoi on compte sur nos producteurs pour qu’ils agissent toujours de manière responsable et dans l’intérêt de tous les employés.

  • Que se passe-t-il si les employés ne portent pas de vêtements de protection ?

    Si, lors d'une visite, on remarque que quelqu'un travaille avec du cuir humide sans porter de vêtements de protection, on impose des amendes.

    En cas de première infraction à nos exigences en matière de vêtements de protection pour les employés, le fabricant doit payer une amende de 25 € par personne non équipée. À la deuxième infraction, l’amende passe à 50 € par personne, à la troisième à 75 € par personne, et ainsi de suite. À première vue, ça ne semble pas représenter beaucoup d’argent, mais ça peut vite faire une somme importante.

    Si ce genre d’infractions se multiplie, on augmentera en plus le nombre de visites inopinées.

     

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